Sécurité

Phishing et deepfakes avec l'IA : la menace qui progresse le plus vite en 2026

Il n'est plus nécessaire d'être une grande entreprise pour être ciblé par une fraude à la voix ou à la vidéo clonée. Voici ce que disent les données officielles et comment réduire le risque.

Publié le 8 août 2026 · L'équipe mitza.es

Le phishing reste, année après année, le vecteur d'attaque le plus courant contre les entreprises en Espagne : INCIBE a enregistré 25 133 cas en 2025, sur un total de plus de 45 000 incidents de fraude en ligne, parmi un total de 122 223 incidents de cybersécurité traités (soit 26 % de plus que l'année précédente). La nouveauté de 2026 n'est pas le phishing en soi, mais la façon dont l'intelligence artificielle a changé son efficacité.

Pourquoi le phishing généré par IA est différent

Les e-mails de phishing rédigés avec l'IA générative obtiennent des taux de clic plus de quatre fois supérieurs à leurs équivalents rédigés par une personne. La raison est simple : l'IA élimine les erreurs de grammaire et de ton qui trahissaient auparavant une fraude, et permet de personnaliser le message à partir des données publiques de la victime en quelques secondes, un travail qui nécessitait autrefois des heures par cible.

Deepfakes : de la curiosité à la fraude en entreprise

Les fraudes par deepfake ont généré 929 millions d'euros de pertes dans le monde en 2025, soit trois fois plus qu'en 2024. En Espagne, 23 % des entreprises ont déjà subi une tentative de fraude par deepfake, et une arnaque de type BEC (usurpation de l'e-mail ou de la voix d'un dirigeant) avec un deepfake de PDG coûte en moyenne 600 000 euros lorsqu'elle réussit. En février 2026, la Garde civile espagnole a alerté sur de faux profils générés par IA usurpant l'identité d'agents réels, et Google a retiré une publicité frauduleuse utilisant l'image de l'animateur Pablo Motos pour promouvoir un investissement fictif.

Ce qu'Europol prévient pour le reste de l'année

Le rapport IOCTA 2026 d'Europol souligne que l'intelligence artificielle, l'automatisation et les infrastructures criminelles spécialisées élargissent l'échelle de la cybercriminalité : elles permettent aux attaquants d'agir en volume, de personnaliser massivement leurs messages et de mieux dissimuler leurs traces. C'est la même logique qui explique la hausse des cas enregistrés par INCIBE en Espagne.

Mesures pratiques pour une PME

  • Vérifier par un second canal toute demande urgente de paiement ou de changement de coordonnées bancaires, même si elle semble venir d'un dirigeant connu.
  • Former l'équipe à reconnaître les signaux du phishing, même quand le texte est bien écrit.
  • Appliquer l'authentification multifacteur sur les e-mails, la banque et les accès critiques.
  • Établir un protocole de vérification clair avant d'exécuter des virements ou des changements sensibles.

Renforcer les fondamentaux avant que cela n'arrive

Ces chiffres rejoignent directement la hausse du ransomware observée cette année en Espagne, et les obligations minimales de sécurité déjà imposées par la directive NIS2 aux entreprises concernées. Si vous voulez savoir où en est votre entreprise, notre service de maintenance informatique inclut une revue de sécurité de base, et pour un diagnostic plus complet vous pouvez demander un audit sur mesure.

Votre équipe saurait-elle reconnaître une fraude générée par IA ?

Nous revoyons vos processus de sécurité de base et vos accès pour réduire le risque de fraude par usurpation.

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